Vous allez passer quelques en France ou vous y êtes déjà allés et vous avez été un peu perdu en rentrant dans un restaurant ? Peut-être même que vous avez été mal reçu ?

Ce n’est pas nécessairement que le serveur était mal éduqué ou de mauvaise humeur ce jour-là, c’est probablement vous qui avez confondu brasserie et restaurant sans connaître la différence…

EXPLICATIONS :

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On a tous déjà vu dans des films des avions en détresse, avec un problème de moteur. Dans ce type de situations, le pilote essaie d’entrer en contact radio avec la tour de contrôle la plus proche en disant : « Mayday, Mayday, Mayday ».

Ce que vous ne savez probablement pas, c’est que ce message de détresse vient du français !

Chose encore plus curieuse, c’est un anglais qui a choisi cette expression !

Comment et pourquoi ?

« Mayday » est une adaptation anglophone de « m’aider« , une version abrégée de « venez m’aider ».

D’accord, mais pourquoi est-ce un anglais qui a choisi cette expression pour un message d’urgence ?

En 1923, le gouvernement anglais décide de mettre en place un code de radiocommunication pour l’aviation. La mission est confiée à un officier de l’aéroport de Croydon, près de Londres.

Le choix du français vient de l’origine du trafic aérien de l’époque. En effet, la majorité des avions arrivant à Croydon, venaient de l’aéroport du Bourget, près de Paris.

Ce message permettait donc d’être facilement compris et prononcé aussi bien par les anglais que par les français.

Depuis 1929, Mayday est un signal officiel international d’urgence pour les transports aériens et maritimes lors d’un danger grave ou imminent à bord et que des vies humaines sont en danger.

J’espère juste que vous n’aurez jamais à l’utiliser !

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Notre vie quotidienne est remplie de sigles divers, d’abbréviations variées, c’est une manière d’être plus direct, plus synthétique, mais pour ceux qui ne connaissent pas le sens de ces sigles, le langage devient hermétique. Voyons ensemble ce qu’ils signifient :

HS : pour Hors-Service, utilisé quand un appareil ne fonctionne plus, lorsqu’il tombe en panne.

SMIC : acronyme de Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance.

HT : signifie Hors Taxe, c’est la valeur d’un bien ou d’un service sans les taxes, la valeur que reçoit le vendeur ou le prestateur de services.

TTC : par opposition à HT, c’est la valeur d’un bien ou d’un service avec Toutes Taxes Comprises.

TVA : pour Taxe sur la Valeur Ajoutée, c’est l’impôt sur les biens de consommation.

CAF : représente la Caisse d’Allocations Familiales qui est un organisme publique de distributions d’allocations sociales pour les familles.

PTT : représente les Postes, Télégraphes et Téléphones et sont l’ancêtre de la Poste et de France Télécom (ancienne entreprise publique de téléphonie). Généralement, ce sont les plus de 50 ans qui utilisent encore ce nom.

CRS : pour Compagnie Républicaine de Sécurité, ce sont les forces de police qui interviennent sur des événements et durant les manifestations. Vous savez ceux avec la matraque et les boucliers en plexiglass.

BAC : Brigade Anti Criminalité, c’est une police contre la délinquance en général. À ne pas confondre avec l’abbréviation du Baccalauréat !

PJ : pour Police Judiciaire, si vous aimez les films policiers, vous allez l’écouter souvent.

RATP : si vous avez déjà pris le métro à Paris, vous devez connaître car c’est la Régie Autonome des Transports Parisiens.

PQ : bon, ce n’est pas vraiment un acronyme, mais plutôt une manière d’écrire et de définir le papier toilette. Comment ça ? P pour papier, Q pour la partie qu’on nettoie avec le papier !

CQFD : Vous aimez les maths et les sciences ? Vous allez adorer ce sigle qui signifie « Ce Qu’il Fallait Démontrer ». On l’utilise à la fin de la démonstration ou de la résolution du probléme.

RAS :  pour Rien À Signaler. Simplement quand il n’y a rien à signaler.

PAF : ça peut signifier deux choses en fonction du contexte. À la télévision, ça signifie le Paysage Audiovisuel Français. Pour des fêtes organisées dans des associations ou chez des amis, ça signifie la Participation Aux Frais (frais = dépenses).

SIDA : le nom de la maladie sexuellement transmissible découverte dans les années 80, le Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise.

TAF : un acronyme qui est devenu un nom pour parler du boulot, en fait du Travail À Faire.

CSA : pour Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, c’est un organisme de supervision et de contrôle des contenus principalement télévisés.

Il y en a d’autres et je dois en oublier, donc si vous connaissez d’autres ou que vous voulez en connaître le sens, demandez-moi en commentaire. A+

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Savez-vous que la prononciation des français peut indiquer une certaine origine sociale?

Suite à une question de prononciation d’Alex, un mes élèves qui étudie en France actuellement et que je salue, j’ai décidé de vous parler d’une chose peu connue à l’étranger sur la prononciation des français entre eux!
Évidemment, vous savez qu’il existe des différence régionales de prononciation. D’une manière générale, la prononciation du sud est plus ouverte, et celle du nord plus fermée, mais j’en reparlerai dans un autre post. Souvent, on considère la prononciation de la région parisienne comme la référence car elle est plus neutre, car moins accentuée.

Mais, il existe un autre facteur qui modifie la prononciation: l’origine et le milieu social ! Surprenant ?

Dans les quartiers bourgeois, il existe une prononciation ouverte avec des intonations très typiques de ce milieu social.

En revanche, dans les quartiers plus défavorisées, comme les « cités », la prononciation comporte de faux accents toniques dûs à la mixité culturelles et linguistiques de ces quartiers. Des langues d’autres pays, comme l’arabe ou des langues africianes, ont donné un exotisme à cette variante du français souvent appelé : le phrasé des cités.

Ces manières de prononcer racontent donc l’histoire de France !

Pour illustrer ces différences en s’amusant un peu, je vous propose de découvrir Les Inconnus, une bande d’humoristes très célèbre dans les années 90! Ils adoraient parler de problèmes de société d’une manière simple, directe et drôle !

Qu’est-ce qu’ils ont fait ?

Pour dénoncer des inégalités sociales entre les riches des quartiers bourgeois et les pauvres des quartiers défavorisés, ils ont parodié une chanson de Tonton David.

Tonton David, habitant des quartiers défavorisés et d’origine africaine, possède un peu de cette prononciation influencée par des langues étrangère, c’est aussi le chanteur de la chanson « peuple du monde » qui parle des souffrances du peuple africain, avec un refrain très connu: « issu d’un peuple qui a beaucoup souffert, nous sommes issus d’un peuple qui ne veut plus souffrir. »

Je vous mets la vidéo, comme ça vous connaîtrez et vous aurez une petite idée de la prononciation. On est dans les années 90, alors les plus jeunes peuvent avoir un choc temporel !

La caricature…

Les inconnus, les humoristes ont donc fait une parodie en inversant la situation. Dans leur version, ce sont les jeunes des quartiers riches qui parlent de la souffrance de leur « peuple », évidemment c’est ironique. Je vous laisse juger :

 Dans cette version, on retrouve la prononciation à la bourgeoise, du XVI ème (le XVIème arrondissement de Paris est synonyme de quartier bourgeois !): « saluain, tu vâs biain ? » au lieu de « salut, tu vas bien ?« . C’est ça dont je parle.

Évidemment, ce n’est pas une science exacte… Il existe plusieurs facteurs qui font qu’une personne a ce type de prononciation :

1- la personne a réellement cette origine sociale et possède cet accent de manière consciente ou non,

2- la personne ne fait pas nécessairement partie de ce milieu social mais fréquente de nombreuses personnes de ce milieu, il existe donc un phénomène (volontaire ou non) de mimétisme social, une reproduction des codes sociaux d’un groupe,

3- la personne cherche à s’identifier à ce groupe social et reproduit alors les codes relatifs à celui-ci !

Par soucis d’égalité, je vous propose une autre satyre des Inconnus, cette fois un Rap des quartiers défavorisés avec encore une fois une prononciation typique et des fautes de conjugaison et de prononciation. Bon, c’est de l’humour !

J’espère que vous avez bien senti les différences de prononciation entre les deux groupes (il faut quand même avoir un niveau assez avancé), ils existent d’autres variations relatifs à d’autres groupes mais ceux-ci sont plus minoritaires !

Je vous en parle parce que vous pouvez avoir des doutes quant à la prononciation à cause de différences entre ce que vous avez appris et ce que vous pouvez écouter en France ou dans des films. Cela est normal, vous apprenez une prononciation générale qui est correcte mais qui est neutre en relation aux diverses influences de la société en évolution constante !

Des difficultés, des expériences similaires, des questions ? Commentez !

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Avez-vous déjà imaginé devenir le propriétaire de la tour Eiffel ?

Impensable, n’est-ce pas ? Et pourtant, un certain homme y a cru ! Ne le jugez pas trop vite, attendez de voir le contexte…

Cet homme, c’est André Poisson. Il a été le propriétaire de la tour Eiffel pour quelques jours, du moins c’est ce qu’il croyait. En fait, il a eu affaire à un arnaqueur !

Qu’est-ce que c’est un arnaqueur ? Rien de mieux que le dictionnaire pour avoir une bonne définition. Nous avons donc le verbe dérivé, arnaquer, synonyme de escroquer, voler, duper.

En gros, ça veut dire qu’une personne a menti pour gagner quelque chose et que la réalité est différente de ce qu’on imagine.

Nous sommes dans les années 20, l’arnaqueur est Victor Lustig, originaire d’Autriche-Hongrie. Après avoir passé du temps aux États-Unis durant la grande guerre, Lustig est à Paris, ce sont les années folles, la ville est en effervescence.

Selon la version de l’histoire que nous connaissons, Victor aurait lu un article de journal dans lequel le journaliste discutait de la question de la manutention de la tour Eiffel.  En effet, construite pour l’exposition Universelle de 1889, la tour Eiffel devait être démontée vingt ans plus tard.

Utilisée comme antenne de radiodiffusion pendant la première guerre mondiale, la tour ne représente plus beaucoup d’intérêt dans les années 20, mais elle représente une dépense importante en manutention. À cette époque, la tour Eiffel n’est pas encore devenue le symbole de Paris et de la France, ce n’est que le plus haut édifice du monde (jusqu’en 1930), c’est déjà pas mal, mais pas suffisant pour certains.

C’est dans ce contexte que l’article parlant du coût d’entretien (manutention) est publié, il se termine ironiquement en demandant : « devra-ton-vendre la tour Eiffel ? ».

C’est cet article qui aurait donné l’idée à Victor Lustig qui décide alors de fabriquer de faux documents afin de se faire passer pour un représentant de l’état français et convoque les directeurs des plus grandes entreprises de ferraille (des ferrailleurs) dans un prestigieux hôtel de luxe.

Il est important de noter que Victor Lustig venait d’un famille d’aristocrate et portait ces caractéristiques dans son allure et son comportement, ce qui lui a permis de créer ce personnage.

Lustig se présente comme un fonctionnaire de l’état chargé de vendre les 7 300 tonnes de charpente métallique en acier de la tour au plus offrant, c’est-à-dire à celui qui fera la meilleure offre. Les offres sont confidentielles et remises dans des enveloppes scellées. Il demande la plus grande discrétion, offiellement afin de ne pas créer la panique dans la population, mais surtout pour ne pas attirer l’attention.

Mordre à l’hameçon

En réalité, Lustig ne s’intéresse pas à la meilleure offre, mais à l’acheteur potentiel le plus crédule ! C’est donc André Poisson qui a mordu à l’hameçon, grande ironie de l’histoire puisque l’expression « mordre à l’hameçon » signifie globalement « croire à un mensonge » ou encore « tomber dans un piège »; en effet un hameçon est un objet utilisé pour attraper des poissons…

Lustig annonce alors à Poisson qu’il a fait la meilleure offre, cependant André Poisson se méfie. Lustig commence alors à expliquer qu’il est un pauvre fonctionnaire de l’état et qu’il serait bienvenue de recevoir une petite commission de passage… En d’autres mots, il demande des dessous de table aussi appelés pots-de-vin, c’est de la corruption. Apparemment, c’est cette demande imorale qui rassure Poisson. La vente est réalisée avec un petit bonus de passage pour Lustig.

Une fois la transaction réalisée, Lustig part pour Vienne et Poisson décide de commencer le démontage de la tour Eiffel jusqu’à ce que les autorités apparaissent et qu’il découvre qu’il s’est fait arnaquer. Par honte probablement, Poisson ne porte pas plainte à la police.

De son côté, Lustig est attentif aux répercussions de son arnaque et lit la presse française, mais rien, absolument rien n’y fait référence… Alors, il décide de revenir à Paris et de refaire le même coup avec un autre acheteur potentiel. Cette fois-là, Lustig est dénoncé à la police et s’enfuit.

Plus tard, Lustig arnaquera Al Capone aux États-Unis et finira dans la prison d’Alcatraz…

Finalement, on se sait pas à combien la tour Eiffel a été estimée, ni combien Lustig a gagné. Et vous, auriez-vous mordu à l’hameçon ?

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Voyager en France sans parler français fait peur a beaucoup de touristes, on dit que les français ne parlent pas ou ne veulent pas parler anglais, on parle de résistance culturelle, de rivalité franco-britannique.

Et alors ? Dans tout cela, où se cache la vérité ?

L’on dit souvent qu’il y a toujours un fond de vérité dans ce genre de préjugés, c’est un peu vrai, mais cela n’est pas toujours le cas !

La rivalité franco-britannique ?

La guerre de cent ans, Jeanne d’Arc, des invasions à répétition, des empires coloniaux rivaux, Napoléon et les anglais, etc. Ok, c’est vrai il y a eu beaucoup d’épisodes, mais franchement aujourd’hui c’est plutôt ce qu’on appelle « l’entente cordiale ». Français et anglais sont différents, on plaisante les uns avec les autres, mais il n’y plus aucune animosité, surtout depuis la seconde guerre mondiale où les deux nations étaient alliées, et sans les anglais, la France n’aurait pas été ce qu’elle est aujourd’hui !

Pour les anglais, nous sommes les « frogs », comprendre mangeurs de grenouilles, pour nous, ils sont les « rosbifs », petite satyre amicale basée sur quelques habitudes culinaires.

Conclusion: La rivalité franco-britannique ne semble pas être un motif de refus de parler anglais !

En revanche, la résistance à l’anglais est peut-être plus motivée par un léger anti-américanisme commum parmi les français. Pourquoi ? Il est probable que ce ressentissement soit à associer avec la libération de la France à la fin de la seconde guerre mondiale. À cette époque, les américains voulaient instaurer un gouvernement pro-américain et faire de la France un protectorat, à cela s’est opposé le Général De Gaulle qui avait refusé la capitulation française et se battait depuis le début de la guerre. De Gaulle a réussi à garder la France libre de la domination américaine. Ainsi, nous pouvons imaginer l’impact sur la culture de cet événement, sans compter l’invasion culturelle américaine qui ne cesse de grandir à travers le monde. C’est donc peut-être une forme de résistance.

Mais, bien que cela existe, je ne trouve pas que cela suffise à justifier un quelconque refus de parler anglais. Y aurait-il autre chose ?

Un manque d’apprentissage de l’anglais ?

Cela a pu et a dû être la cause du mythe pendant plusieurs décennies, mais c’est une justification qui progressivement perd de son sens. Tout simplement, parce que depuis le début des années 90, l’anglais est obligatoirement enseigné à l’école à partir de 11 ans (maintenant c’est encore plus tôt !), ce qui veut dire que les trentenaires de maintenant ont tous eu une formation même de base en anglais.

Évidemment, tous n’ont pas gardé leur niveau en anglais, mais tous ont bénéficié d’une formation scolaire de base. Donc, ce n’est pas fondamentalement un manque d’apprentissage de l’anglais.

D’autres pistes ?

Personnellement, j’ai une autre idée, moins répandue, moins visible. Comme je suis français, je peux le dire. Parler en anglais pour un français, c’est difficile à cause de la prononciation, nous avons juste l’impression (et c’est justifié) d’être ridicule, donc si nous ne sommes pas obligés, pourquoi parlerions-nous anglais ?

Et puis, il y a une petite fierté personnelle, les français ont du mal à l’admetttre !

Si vous pensez que le français est difficile à prononcer (c’est parce que le français nécessite des positions de langue bien précises), et bien il est très diffcile pour un français de parler anglais !

Ainsi, si, en France, vous demandez à un groupe de moins de 30 ans de parler anglais, il est fort probable que les français se regardent mutuellement pour déterminer qui va avoir le courage de parler en anglais et prendre l’initiative de répondre.

Ce n’est pas une règle, mais c’est commun !

 Alors ?

Je dirais que c’est un ensemble de facteurs qui ont fait et qui continuent d’alimenter cette particularité, ce n’est pas un mythe loin de là, mais ce n’est plus, non plus, une réalité implacable.

Cependant, une chose est certaine, si vous devez parler anglais pour vous faire comprendre, si vous montrez que vous essayez de parler français ou si vos premiers mots sont en français, vous serez accueillis avec un sourire plus facilement !

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Quand on parle d’orientation politique, on parle de droite et de gauche. Mais savez-vous pourquoi ?

Si j’ai décidé de vous en parler, c’est qu’il y a un rapport avec la France !

En 1789, éclate la Révolution française qui aboutira à la création de l’Assemblée législative en 1791. Des élections sont organisées et un nouveau pouvoir représentatif du peuple est établi.

Évidemment, différentes visions de l’organisation sociale sont présentes et des groupes se définissent, parmi eux, deux grands groupes : les Montagnards et les Girondins.

Le nom Girondin vient de l’origine bordelaise de nombreux élus (Bordeaux, chef-lieu du département de la Gironde) qui défendent des idées de mérite, d’ordre, de travail, de sécurité, de tradition et de loyauté. Ce sont des conservateurs.

L’origine du nom Montagnard n’est pas certaine et deux origines sont possibles. D’un côté, l’origine d’un grands nombres d’élus de la région de Paris alors appelée Montagne Sainte-Geneviève. L’autre théorie se réfère à la position des députés sur les bancs les plus élevés de l’Assemblée législative. Ils défendent l’égalité, la solidarité, la tolérance, le changement et  l’insoumission. Ce sont des progressistes.

Un troisième groupe modéré s’appelle la Plaine ou encore le Marais par opposition aux Montagnards.

Et alors ?

Simplement, les Girondins avaient l’habitude de se placer à droite de l’hémicycle de l’Assemblée alors que les Montagnards s’asseyaient à gauche. Le placement des députés est donc devenu le nom de l’orientation politique jusqu’à aujourd’hui !

 

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Dans chaque culture on retrouve des noms de marques commerciales qui sont tellement populaires ou qui commercialisent un produit tellement unique que le nom du produit devient le nom de l’objet !

Le français n’échappant pas à ce phénomène, de nombreux objets portent le nom de marques !

Vous voulez du ruban adhésif ? Demandez du « scotch » !Sans oublier, le verbe dérivé « scotcher ».

Ne confondez pas avec le « scotch-brite », l’éponge pour faire la vaisselle !

Pour essuyer des liquides, utilisez de l’essuie-tout,  alias « Sopalin » !

Puisque nous sommes dans la cuisine, parlons du réfrigérateur : dites « frigidaire » ou sa forme abrégée, le « frigo ».

Pour conserver les aliments dans le frigo, il est plus facile de dire « tupperware » que boîte hermétique en plastique, vous ne trouvez pas ?

Besoin d’un stylo ? Demandez un « bic » !

Un porte-mines ? Non, un « critérium » !

Un surligneur de texte ? Un « stabilo » !

Et ce n’est pas fini…

Au supermarché, pour faire vos courses, ne demandez pas un chariot, demandez un « caddie » !

Comme vous faites les courses, n’oubliez pas d’acheter des bâtonnets ouatés, (des quoi ? Je sais c’est bizarre mais c’est le nom correct…), …., c’est pourquoi on dit des « coton tiges« : 

 

Toujours dans l’hygiène, vous désirez des mouchoirs en papiers, vous pouvez dire « Kleenex » ! 

 

Trop de bruit la nuit pour dormir? Utilisez des bouchons d’oreilles, autrement dit des « boules Quiès » !

Pour les bricoleurs et les apprentis-électriciens, ne cherchez pas de ruban adhésif d’isolation, ni du scotch noir pour isoler, demandez du « chaterton » (prononcez « chatertonne » !)…

Évidemment, il y en a d’autres, mais ceux là sont tellement courants qu’ils deviennent incontournables.

On peut aussi dire « L’Alternative » pour école de français, enfin c’est vous qui voyez…

A+

P.S.: ni l’auteur de ce post, ni le propriétaire (qui sont en fait la même personne) n’ont reçu de participation d’aucune sorte d’aucune entreprise dont le nom commercial est situé ci-dessus. Ce qui est bien dommage ! Ce message a été écrit sans aucune pression du lobby de l’industrie pharmaceutique, pétrolier, ou plastique. Seuls les intérêts de la diffusion de la langue française ont été décisifs dans la création de ce post !

Enfin, j’espère que vous l’aviez compris…

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Savez-vous que l’on appelle souvent les journaux et les magazines par des noms dérivés de leur fréquence de publication ?

Les journaux paraissent généralement tous les jours, on parle alors de « quotidien » comme on dirait « journal ». Du coup, journal et quotidien (en tant que nom, et non en tant qu’adjectif !) sont synonymes !

De même, les revues ou magazines (c’est la même chose !) peuvent être regroupés sous le nom de « périodiques » de manière générale ou plus précisement selon leur parution.

Ainsi, un magazine voire un journal publié chaque semaine s’appelle un « hebdomadaire« , souvent abrévié en « hebdo« ! Maintenant vous comprenez le nom du journal tristement célèbre « Charlie Hebdo » !

Si la parution se fait toutes les 2 semaines ? Un bimensuel.

  • 2 fois par semaine ? Bi-hebdomadaire.
  • Tous les mois ? Mensuel.
  • Tous les 2 mois ? Bimestriel.
  • Tous les 3 mois ? Trimestriel.
  • Tous les 6 mois ? Semestriel.
  • Tous les ans ? Annuel.
  • Tous les 2 ans ? Bisannuel ou biennal.

Faire la une des journaux, Faire les gros titres !

Voici deux expressions similaires, le sens est le même, on peut même dire « faire les gros titres de la une » pour insister davantage !

La une, c’est en fait la première page d’un journal, là où on retrouve les informations les plus vendeuses, les plus attractives, les plus sensationnelles ou scandaleuses.

Les gros titres sont les informations (qu’on appelle les titres de presse) qui sont écrit en grosses lettres pour être vues de loin et attirer l’attention du public et ainsi mieux vendre le journal.

Les deux expressions ont donc le même sens et illustrent l’information du moment, celle qu’on entend partout !

Lire un canard !

Puisqu’on parle de journaux, je vais vous parler du mot « canard » dans le monde médiatique !

L’histoire commence en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle. À l’époque, les journalistes ne pouvaient pas toujours vérifier les sources des informations qu’ils désiraient publier, ils avaient deux choix: attendre pour vérifier et courir le risque de ne pas être le premier journal à publier l’information ou publier sans attendre !

Dans le deuxième cas, à la fin de l’article, il était écrit : N.T. pour « Not Testified« , ce qui signifie que la source n’était pas vérifiée et donc que l’information n’était peut-être pas tout à fait exacte !

Cette pratique est ensuite arrivée en Allemagne, seulement, la prononciation des lettres N et T est similaire à la prononciation de « ente » qui veut dire…. canard !

Vous l’aurez compris, cette habitude a traversé la frontière, et canard est devenu le nom pour un journal qui publie des informations douteuses ou peu fiables ! Cependant, ce mot est parfois utilisé pour parler des journaux en général.

Le canard enchaîné

Ce « canard ». créé en 1915, est un journal satirique qui a la particularité de dénoncer de nombreux scandales politiques et économiques. Le journal cherche à protéger ses sources d’informations et pour cette raison se nomme « canard » car il ne peut pas toujours citer ses sources pour qu’elles soient vérifiées.

Toutefois, il permet la mise au jour de nombreuses affaires car les informations, même non vérifiées ou peu fiables, sont souvent reprises par d’autres journalistes ou investigateurs pour en donner suite. Pour tout cela, ce journal hebdomadaire est souvent considéré comme unique dans le monde médiatique français et même mondial.

Jusqu’au moment de l’écriture de cet article, le canard enchaîné refuse de devenir un journal numérique et se contente de diffuser seulement quelques infos et d’occuper leur domaine internet dont voici le lien : lecanardenchaine.fr

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Dans ce post, un petit peu de vocabulaire relatif au monde de l’informatique, mais aussi un peu d’histoire !

Bon, on commence par la base.

Les images s’affichent à l’écran, pour écrire on utilise le clavier  et pour naviguer une souris !

Savez-vous pourquoi on dit un « ordinateur » ?

C’est bizarre, en effet, dans beaucoup de langues on utilise le mot anglais « computer » ou une forme dérivée, mais en français nous avons un mot à part !

Mais alors, d’où vient ce mot ? Qui a bien pu inventer ce mot ?

C’est en 1955, alors que l’entreprise informatique américaine IBM (pas de pubs SVP) s’apprête à lancer une nouvelle machine en France. L’entreprise pense à traduire le mot anglais « computer » par « calculateur », mais le responsable marketing en France se met à la recherche d’un nom plus spécifique pour cette nouvelle machine.

Pour l’aider, il demande à son prof de Lettres, Jacques Perret, qui lui propose un mot dérivé d’ordonnateur, ce qui signifie « qui ordonne, qui met en ordre ».

L’ordonnateur était le nom d’une machine du début du XXème siècle dont la fonction était d’ordonner des cartes percées.

Également, le mot « ordinant » était un terme anciennement utilisé par l’Église Catholique.

Finalement, IBM choisira le mot « ordinateur » pour sa machine qui devait être breveté comme nom commercial mais son utilisation était devenue tellement commune chez les utilisateurs que le mot est resté dans le domaine public.

 

LOGICIEL

On parle de logiciel, ça veut tout simplement dire un programme !

 

COURRIEL

En France, on tente souvent de créer un mot pour limiter l’influence des mots anglais. Le succès de ces mots dépend de l’acceptation de ceux-là par les français… chose qui n’est pas facile !

Il y a donc des francisations de mot anglais (adaptation de mots anglais en français) plus ou moins réussies.

En tête de l’échec nous avons le « mél », tentative de francisation de « mail » c’est-à-dire « email ». C’est horrible, terrible, insignifiant, un échec complet… c’est en réalité l’écriture en français du mot anglais… Sans plus de commentaires…

Si l’intention est de contrer l’influence de l’anglais dans la langue française, nous devons offrir un mot qui se distingue et qui ait du sens! C’est pourquoi je suis à faveur de l’utilisation de « courriel » qui est la fusion des noms « courrier » et « électronique », ce qui reprend l’idée de « email » tout en conservant les mots français équivalents.

Personnellement, je trouve ce mot une réussite !

 

POURRIEL

Dans la même logique, il est difficile de trouver un équivalent français pour « spam » (qui est d’ailleurs un nom de jambon anglais à la base ! Je vous laisse chercher). La solution vient du Québec avec la création de « pourriel », variante de « courriel » !

Comprenez-vous la subtilité ? C’est en fait une dérivation du verbe « pourrir » avec le mot « courriel » . « Pourrir », ça veut plus ou moins dire « entrer en putréfaction », c’est donc en courriel qui pourrit la vie, qui n’est pas agréable ! Je trouve ça marrant ! Cependant, ce mot reste peu utilisé en France.

 

AROBASE @

J’avoue que j’ai été surpris d’apprendre l’origine du mot « arobase », on le connaît tous aujourd’hui, mais saviez-vous qu’il était très utilisé au Moyen-Âge ?

Malgré tout, il existe deux théories sur son apparition, l’une serait une unité de mesure espagnole « l’arroba », soit en français l’arrobe, qui se serait ensuite propagée à d’autres régions. 

Selon une autre théorie, l’@ serait une ligature, c’est-à-dire, une fusion de deux caractères (dans ce cas « a » et « d »)  réalisées par des moines lors du recopiage de livres, @ serait alors une contraction de « ad » en latin, soit une préposition équivalente à « vers » ou « à » en français.

Dans tous les cas, ce n’est pas nouveau !

Vous avez appris quelques choses ? Ça vous a plu ? Partagez SVP !

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