Le monde de la presse

 

Savez-vous que l’on appelle souvent les journaux et les magazines par des noms dérivés de leur fréquence de publication ?

Les journaux paraissent généralement tous les jours, on parle alors de « quotidien » comme on dirait « journal ». Du coup, journal et quotidien (en tant que nom, et non en tant qu’adjectif !) sont synonymes !

De même, les revues ou magazines (c’est la même chose !) peuvent être regroupés sous le nom de « périodiques » de manière générale ou plus précisement selon leur parution.

Ainsi, un magazine voire un journal publié chaque semaine s’appelle un « hebdomadaire« , souvent abrévié en « hebdo« ! Maintenant vous comprenez le nom du journal tristement célèbre « Charlie Hebdo » !

Si la parution se fait toutes les 2 semaines ? Un bimensuel.

  • 2 fois par semaine ? Bi-hebdomadaire.
  • Tous les mois ? Mensuel.
  • Tous les 2 mois ? Bimestriel.
  • Tous les 3 mois ? Trimestriel.
  • Tous les 6 mois ? Semestriel.
  • Tous les ans ? Annuel.
  • Tous les 2 ans ? Bisannuel ou biennal.

Faire la une des journaux, Faire les gros titres !

Voici deux expressions similaires, le sens est le même, on peut même dire « faire les gros titres de la une » pour insister davantage !

La une, c’est en fait la première page d’un journal, là où on retrouve les informations les plus vendeuses, les plus attractives, les plus sensationnelles ou scandaleuses.

Les gros titres sont les informations (qu’on appelle les titres de presse) qui sont écrit en grosses lettres pour être vues de loin et attirer l’attention du public et ainsi mieux vendre le journal.

Les deux expressions ont donc le même sens et illustrent l’information du moment, celle qu’on entend partout !

Lire un canard !

Puisqu’on parle de journaux, je vais vous parler du mot « canard » dans le monde médiatique !

L’histoire commence en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle. À l’époque, les journalistes ne pouvaient pas toujours vérifier les sources des informations qu’ils désiraient publier, ils avaient deux choix: attendre pour vérifier et courir le risque de ne pas être le premier journal à publier l’information ou publier sans attendre !

Dans le deuxième cas, à la fin de l’article, il était écrit : N.T. pour « Not Testified« , ce qui signifie que la source n’était pas vérifiée et donc que l’information n’était peut-être pas tout à fait exacte !

Cette pratique est ensuite arrivée en Allemagne, seulement, la prononciation des lettres N et T est similaire à la prononciation de « ente » qui veut dire…. canard !

Vous l’aurez compris, cette habitude a traversé la frontière, et canard est devenu le nom pour un journal qui publie des informations douteuses ou peu fiables ! Cependant, ce mot est parfois utilisé pour parler des journaux en général.

Aujourd’hui, il existe le « canard enchaîné », un « canard » créé en 1915, c’est un journal satirique qui a la particularité de dénoncer de nombreux scandales politiques et économiques. Le journal cherche à protéger ses sources d’informations et pour cette raison se nomme « canard » car il ne peut toujours citer ses sources pour qu’elles soient vérifiées.

Toutefois, il permet la mise au jour de nombreuses affaires car les informations, même non vérifiées ou peu fiables, sont souvent reprises par d’autres journalistes ou investigateurs pour en donner suite. Pour tout cela, ce journal hebdomadaire est souvent considéré comme unique dans le monde médiatique français et même mondial.

Jusqu’au moment de l’écriture de cet article, le canard enchaîné refuse de devenir un journal numérique et se contente de diffuser seulement quelques infos et d’occuper leur domaine internet dont voici le lien : lecanardenchaine.fr

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